L'Agriculteur de l'Aisne 10 février 2012 à 14h11 | Par Gaetane Trichet

Vie syndicale - Aisne - Agriculture - La demande chinoise en lait tire les prix vers le haut

Thierry Berthe, président du canton d’Aubenton et Benoît Bruyerre, président du canton d’Hirson ont réuni leurs adhérents le 31 janvier à l’Hostellerie de Blangy pour leur assemblée générale.

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De gauche à droite : MM. Bruyerre, Berthe, Lampaert, Darbon
De gauche à droite : MM. Bruyerre, Berthe, Lampaert, Darbon - © l'agriculteur de l'aisne
«Il n’y a pas d’inquiétude majeure aujourd’hui par rapport au prix du lait. La demande mondiale est là, en hausse de 2 % pour l’Union européenne» s’est félicité Henri-Noël Lampaert, président du syndicat des producteurs de lait de l’USAA. «Le prix sur janvier a atteint 337,88 euros/1000 litres et devrait se situer à 338,69 euros en février».
Face à la demande mondiale, en particulier de la Chine, d’autres pays se préparent à produire. Quid de la situation après 2015 et l’arrêt des quotas ? «Certains pays ont annoncé leur intention de produire plus comme le Danemark ou les Pays-Bas. Ils devront faire face aux exigences environnementales» a précisé Henri-Noël Lampaert. «En revanche, la restructuration de leurs industries laitières est en avance par rapport à la France. En lait de consommation, la concurrence peut venir de l’Allemagne. Une seule coopérative traite 1 milliard de litres de lait !».

Attention aux cellules
Pour le président, la qualité du lait doit être irréprochable chez les producteurs. Il a prévenu les éleveurs des conséquences qu’ils encouraient si sur un trimestre, le taux de cellules, problème sanitaire numéro 1 en élevage, dépassait les 400 000. «Un diagnostic alarme, financé à 50 % par le syndicat des producteurs de lait et ELC3, a été mis en place pour que les éleveurs puissent faire un point de situation rapide de leur exploitation».

Découpage en bassins laitiers
Henri-Noël Lampaert a fait le point sur les bassins laitiers, étape obligée pour pallier la fin des quotas. Le ministère de l’agriculture a souhaité l’an dernier, que la filière s’organise en bassins  avant 2015. La France a donc été divisé en 9 bassins laitiers et l’Aisne s’est regroupé avec le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les Ardennes. «Nous avions déjà l’habitude de travailler en interprofession régionale ensemble. Ce n’est pas le cas de tous les bassins» a expliqué le président avant de détailler quelques chiffres. L’Aisne produit 290 millions de litres de lait et possède 689 points de collecte sur les 7200 du bassin. «L’Aisne est le département où la moyenne par point de collecte est la plus élevée avec 420 000 litres en moyenne. Cela est dû la mise en place d’une politique laitière depuis des années qui a répondu aux attentes des producteurs». A titre de comparaison, le Pas-de-Calais se situe entre 310 et 320 000 litres. Le bassin bénéficie d’une grande diversité de collecteurs et de transformateurs, un atout pour les producteurs selon le président qui est ensuite revenu largement sur la redistribution des quotas laitiers. «Le lait mis en réserve pour notre bassin, provient des arrêts d’activité laitière, des sous-réalisations structurelles, du  1 % communautaire, des quotas morts (producteurs qui arrêtent sans demander d’aide à la cessation d’activité) et les transferts fonciers, le tout affichant un total de 65 millions de litres de lait. La priorité de redistribution est donnée aux jeunes à l’installation soit 60 000 litres pour un JA à temps complet sur l’exploitation avec dominante laitière. La deuxième attribution vers les agriculteurs en difficulté pour avec 30 000 litres et tous les volumes restants sont attribués aux demandeurs respectant des règles bien définies».

L’USAA en actions
Pour défendre ses adhérents, un syndicat doit connaître leurs attentes. L’Union des syndicats agricoles de l’Aisne, organisation de proximité, le sait bien et c’est pourquoi l’échelon du canton est très important. C’est ce qu’a déclaré Airy Darbon, directeur de l’Union des syndicats agricoles de l'Aisne, avant de détailler les domaines d’intervention du syndicat et les acquis obtenus. Déneigement, inondations, opération paille, calamités, élevages,… sont autant de domaines pour lesquels les conseillers s’affairent. La PAC aussi demande de l’attention, de la réflexion et des contre-propositions. Tout comme le dossier environnement. La mise en place de la contractualisation, la réflexion pour un GIE pulpes, les phytosanitaires,… sont aussi sur l’agenda des responsables. Airy Darbon s’est félicité par ailleurs, de l’image positive retrouvée par l’agriculture. «Nos actions ont été reconnues par la société tant au niveau du déneigement que celui de l’opération paille».

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