L'Agriculteur de l'Aisne 18 juin 2010 à 18h26 | Par Gaëtane Trichet

Vie syndicale - Renforcer l’animation sur le terrain

L'Union des syndicats agricoles souhaite renforcer les contacts avec ses adhérents.

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Olivier Dauger, président de l'USAA
Olivier Dauger, président de l'USAA - © l'agriculteur de l'aisne

Olivier Dauger, président de l’USAA et Guy Leblond, secrétaire général, ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’animation. «Il est important d’être présent sur le terrain avec des formations, des réunions, pour apporter aux uns et aux autres le plus d’informations possibles. Nous souhaitons également relancer les réunions post-moisson, un moment très convivial pour les exploitants» a commenté le président, rappelant que la cotisation finançait la défense, mais aussi entretenait la dynamique au sein du syndicat et de ses adhérents. «Nous voulons que les adhérents s’expriment et qu’ils soient acteurs de l’USAA par des réunions, des formations…».
Olivier Dauger a également détaillé les services proposés par l’USAA comme les dossiers PAC vérifiés par les conseillers, la carte moisson… «Fier d’être adhérent à l’USAA» c’est bien le sentiment que veulent faire transparaître les responsables du syndicat.

Les débats sur la PAC

Michel Lapointe a présenté la synthèse du travail réalisé par la FRNBP (Fédération régionale Nord Bassin Parisien) sur la PAC demain. «On sent qu’au travers de la crise, la situation a évolué au niveau européen. Le budget serait semble-t-il moins amputé que prévu». Cela étant, prévenait Michel Lapointe, «certains pays membres restent opposés à une PAC alors que d’autres réclament les mêmes aides que nous». Les annonces faites par l’Etat français en matière de restriction budgétaire risquent de compliquer les choses.
Michel Lapointe a expliqué que désormais, la PAC serait orientée vers une  alimentation saine et  sécurité alimentaire, autrement dit, les produits pourraient être importés avec des normes européennes. Concernant les mécanismes d’intervention, les filets de sécurité remplaceraient l’intervention. Enfin, pour ce qui est des distorsions de concurrence, l’euro, le fiscal et le social, rien n’est réglé ni en Europe, ni en France. «En tout cas, le pouvoir des agriculteurs dans les négociations est à renforcer» insistait-il soulignant également deux questions en suspens : la perte de compétitivité des exploitations françaises face à leurs voisins européens et le système d’aides français qui n’est plus cohérent avec celui des pays membres de l’ Europe.

Les présidents d'arrondissements et de cantons
Les présidents d'arrondissements et de cantons - © l'agriculteur de l'aisne

Le Crédit Agricole du Nord Est accompagne les agriculteurs  en difficultés
Luc Démazure, président de la caisse régionale de Crédit Agricole du  Nord Est, a fait un point sur la conjoncture économique actuelle. «La conjoncture est très difficile pour l’ensemble des filières avec une baisse moyenne de l’ordre de 200 euros par ha pour tous les systèmes sur 5 ans. Cela engendre bien entendu des trésoreries tendues» constatait-il, rappelant que le Crédit Agricole a mis en place des mesures d’aides en septembre dernier, avant le plan Sarkozy (le Pass Nord Est qui permet grâce à différentes mesures, aux exploitants de compenser les 200 euros par hectare). «Bien entendu, nous avons utilisé les enveloppes du plan de soutien national en donnant la priorité aux exploitations les plus fragilisées avec un accompagnement spécifique». Le Crédit Agricole du Nord Est a pris des contacts avec tous les clients fragiles, les jeunes agriculteurs, pour une gestion de 2500 dossiers.
Au niveau régional (Aisne-Ardennes-Marne), en 2008, 750 exploitations étaient jugées sensibles. En 2010 le nombre devrait passer à 1200 dont 300 seraient en risque important de difficultés, 300 autres à risque moyen et 600 à surveiller. Le Crédit Agricole a mis en place depuis avril dernier au sein de ses structures, une organisation dédiée à l’accompagnement des difficultés agricoles avec des experts financiers. «Nous avons recruté et formé des experts pour l’appui personnalisé aux agriculteurs en difficultés. En tout cas, «le Crédit Agricole Nord Est continue et continuera à proposer des réponses pour chacune des exploitations» a assuré le président Démazure.

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