L'Agriculteur de l'Aisne 28 février 2012 à 14h32 | Par Néomie Debot-Duclover - Actuagri

Visite du président de la République au SIA - «Il a fait du Sarkozysme mais il a des idées et des convictions»

Xavier Beulin, le président de la FNSEA, fut présent aux côtés de Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire ministre de l'Agriculture, tout au long de la visite du chef de l’Etat au Salon de l’agriculture le 25 février. Au cœur des sujets évoqués : la compétitivité et l’environnement.

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Vous avez rencontré Nicolas Sarkozy lors du petit déjeuner pendant une heure et demie avant l’ouverture du salon. Que vous a –t-il dit ?Xavier Beulin : La compétitivité de l’agriculture française a bien sûr été évoquée notamment sur les questions du coût du travail, d’innovations et de recherches. Nous avons parlé du handicap de l’agriculture dans les zones de montagne et nous avons discuté de la façon de réinjecter des moyens en matière d’investissement pour les mises aux normes et les transmissions des exploitations. Et bien sûr la relation entre agriculture et environnement a été au cœur des discussions.

A ce propos, depuis la démission de Nathalie Kosciusko-Morizet, le ministère de l’Environnement a été rattaché aux services du premier ministre. Savez-vous pourquoi ?
X.B
: Le président de la République a dit deux choses à ce propos. Il n’a pas nommé de nouveau ministre de l’Environnement car il attend du premier ministre, devenu aussi ministre de l’Environnement, une lecture plus interministérielle des sujets qui relèvent de l’environnement. Pour lui, on ne doit pas regarder l’environnement uniquement de manière sectorielle comme une fin en soi mais replacer la thématique dans un contexte plus large notamment un contexte économique.

Concernant la TVA emploi, vous n’êtes pas satisfait des mesures prises à ce sujet par Nicolas Sarkozy, en avez-vous discuté ?
X.B : Je ne démordrais pas sur la question de la TVA emploi. Lui l’appelle anti-délocalisation. Moi je veux aller jusqu’au bout (NDLR : en exonérant aussi les non salariés agricoles des cotisations familiales), je ne suis pas satisfait de ce qu’il a dit. Il a fait du Sarkozysme mais il a au moins des idées, des convictions et il les porte. A propos du premier salon (NDLR : où Nicolas Sarkozy a dit le célèbre « casse-toi pauvre con »), il a eu une phrase de justification : « je peux venir au salon taper sur le cul des vaches et puis vous dire que vous travaillez bien mais je ne viens pas pour faire du folklore. Je viens pour apporter des réponses qui sont de ma responsabilité ». Et il faut reconnaître que sur l’emploi, même si on n’est pas satisfait à 100 %, je pense que nous mesurons l’impact dans le secteur des viandes, des fruits et légumes et de la viticulture ce qui implicitement doit redonner de la compétitivité en amont de la filière

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