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N°1705 (05)

03 février 2017 | Semaine 05 1705
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L'édito

Prendre conscience de son potentiel pour avancer

Durant tout le mois de janvier, nous avons été à la rencontre de près de 500 agriculteurs qui se sont déplacés dans les réunions cantonales. Nous avons écouté, débattu, expliqué notre action.Nos adhérents se sont exprimés avec vérité, gravité et dignité.A l’issue de nos assemblées générales cantonales, il est temps maintenant d’en faire la synthèse en nous retrouvant pour l’assemblée générale départementale de l’USAA le 7 février à Chauny.Les difficultés vécues les années précédentes vont laisser des cicatrices, parfois profondes. Le constat est fait.Ecrivons maintenant une nouvelle page, en nous tournant résolument vers l’avenir, avec optimisme.«Prendre conscience de son potentiel pour avancer» c’est le thème positif que nous aborderons en présence de Xavier Beulin, président de la FNSEA.Alors, que vous ayez  des doutes sur notre métier, notre avenir, que vous doutiez de votre potentiel, venez à l’assemblée générale de l’USAA !Si au contraire vous débordez d’optimisme : on compte aussi sur vous le mardi  7 février !Un seul mot d’ordre : tous à Chauny pour l’assemblée générale de l’USAA.

Jean-YvesBricout
Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1646 (46)

18 novembre 2016 | Semaine 46 1646
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L'édito

Un ministre ne devrait pas faire ça !

Alors que notre région Hauts de France est une des plus impactées par la crise agricole depuis l’après guerre,Après que l’Etat ait reconnu l’ensemble de l’agriculture de la région en situation de cas de force majeure,Au moment où chacun d’entre nous se bat pour la survie de son exploitation et essaie d’imaginer demain sous des jours meilleurs,C’est le moment que choisit le ministre pour dégoupiller ses grenades contre notre profession.Contrairement aux annonces, force est de constater qu’un certain nombre d’entre nous n’ont pas touché leur ATR (avances de trésoreries). Cela concerne une cinquantaine d’agriculteurs dans notre département. Vu de Paris, ça n’est sans doute pas beaucoup, mais pour nous, c’est inacceptable !C’est également le moment qu’a choisi le ministre pour publier l’arrêté concernant le maintien d’une surface minimum de prairies, dans le cadre du verdissement de la PAC.Cela implique de réimplanter des prairies alors même que les parcelles sont semées ! La situation d’urgence que nous traversons a-t-elle seulement effleuré l’esprit du ministre et de ses conseillers : visiblement pas. N’y avait–il pas plus urgent que de nous rajouter encore des contraintes ?Les prairies doivent être gérées selon la stratégie des éleveurs qui ont besoin de retrouver de la compétitivité.Que l’on dise les choses clairement : que l’Europe et l’Etat imposent des ratios prairies soit, mais alors que les éleveurs soient indemnisés au juste prix du service rendu à la collectivité, au motif que l’on fige les systèmes d’exploitations.Que dire aussi de la part de l’urbanisation dans la destruction des prairies : est-ce aux éleveurs d’en payer aussi le prix ?Décidemment, on savait «qu’un Président ne devrait pas dire ça», mais maintenant on peut dire qu’un «Ministre ne devrait pas faire ça !» à des agriculteurs qu’il est censé défendre.

Jean-Yves Bricout
Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1644 (44)

04 novembre 2016 | Semaine 44 1644
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L'édito

Dégrèvement pour tous

Il y a un mois, dans cet édito, nous dénoncions la discrimination subie par les éleveurs quant au dégrèvement de la TFNB (taxe sur le foncier non bâti), car les prairies étaient exclues du dispositif.Nous en avions appelé à l’arbitrage du Premier Ministre.Nous nous sommes battus à tous les niveaux pour que cette injustice soit réparée par les Pouvoirs Publics, et notre voix a porté, puisque le gouvernement nous a entendu.Ainsi, pour notre département de l’Aisne, le taux de dégrèvement a été porté à 35 % et s’applique aux terres et prairies touchées par les intempéries du printemps. Comme le Préfet de l’Aisne a pris, dès le mois d’août, à notre demande, un arrêté reconnaissant la situation de cas de force majeure pour l’ensemble du département. Ce taux de dégrèvement profite à tous les agriculteurs.Ce taux de 35 % automatique est un taux minimum, et si vous considérez avoir subi des pertes supérieures, vous pouvez faire une demande individuelle de dégrèvement supplémentaire. Si tel est le cas, je vous invite à vous rapprocher de vos conseillers syndicaux.A l’échelle du département, l’effort financier de l’Etat avoisine les 5 millions d’euros.Si les propriétaires perçoivent directement le dégrèvement, il n’en demeure pas moins que cette somme vient en déduction intégrale du fermage que l’exploitant agricole doit à son propriétaire.En effet, l’article L.411-24 du Code rural prévoit que «les dégrèvements obtenus par le bailleur, à la suite de calamités agricoles, bénéficient au fermier» : c’est on ne peut plus clair.Certes, cette enveloppe qui doit revenir dans nos exploitations ne va pas résoudre à elle seule l’ampleur de nos problèmes, mais dans un horizon obscur, c’est une lueur d’espoir qui nous encourage à ne pas baisser les bras et à continuer le combat !

Jean-Yves Bricout
Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1639 (39)

30 septembre 2016 | Semaine 39 1639
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L'édito

Discrimination

Aujourd'hui, tout le monde s’accorde à dire que la situation agricole que nous traversons est la pire jamais subie par les agriculteurs depuis l’après guerre.En termes de durée, en intensité des baisses de prix, en brutalité des pertes de rendements, mais surtout et avant tout en termes de difficultés humaines pour y faire face.Chacun ressent la crise violemment sur son exploitation.Le temps du constat est passé. Il faut d'urgence passer à l’action.Depuis plusieurs semaines, nous avons alerté les Pouvoirs publics et l’Administration,  sensibilisé les élus et nous travaillons de façon conjointe avec toutes les organisations professionnelles agricoles.Chacun prend sa part à l’effort collectif qu’imposent l’ampleur et la gravité des situations.Suite à notre demande, Monsieur le préfet a pris dès le mois d’août, un arrêté reconnaissant la situation de cas de force majeure pour l’ensemble de l’agriculture du département : il s’agit d’un acte de reconnaissance par l’Etat du caractère tant exceptionnel que grave de la situation.Des avancées ont été obtenues, mais il reste du chemin à parcourir, notamment pour obtenir de l’Etat, un fonds de garantie collectif et des taux les plus bas possibles pour sécuriser le refinancement de nos exploitations.Nous avons demandé également un dégrèvement automatique, pour tous, de la taxe sur le foncier non bâti. D’abord annoncé comme acquis pour tous les agriculteurs de l’Aisne, une tergiversation dont les ministères concernés ont le secret, remet actuellement en cause cette demande !En effet, à cette heure, les prairies seraient exclues du dispositif de dégrèvement automatique : incompréhensible !Il s’agit là en réalité d’une véritable discrimination inacceptable.Au nom de l’équité, nous demandons que cette injustice soit réparée au plus vite et en appelons à l’arbitrage du Premier ministre.

Jean-Yves Bricout
Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1634 (34)

26 août 2016 | Semaine 34 1634
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L'édito

Nous nous relèverons !

Le bilan de la récolte 2016 est tout simplement catastrophique dans notre département et vient malheureusement confirmer nos craintes. Cela vient s'ajouter à la crise de l'élevage qui dure depuis plus de 18 mois.  Le montant de la perte financière pour la "ferme Aisne" approchera au minimum les 200 millions d'euros. Suite à notre demande, un arrêté de cas de force majeure pour l'ensemble des agriculteurs du département vient d'être signé par Monsieur le préfet. Si cet arrêté peut apporter à chacun, sécurité pour l'activation des DPB, obtention du dégrèvement des taxes foncières, assouplissement des contrôles, il représente avant tout une  reconnaissance officielle par l'Etat de la situation que chacun d'entre nous peut vivre sur son exploitation. Nous tiendrons un conseil de l'agriculture départemental exceptionnel regroupant toutes les OPA (MSA, Crédit agricole, groupama, coopératives, centres de gestion) en présence de M. le Préfet, du Président du Conseil départemental et du Vice-Président du Conseil régional le 5 septembre, précédé d'une rencontre avec les parlementaires du département.En ces temps difficiles, l'USAA, en lien étroit avec les JA et la Chambre d'agriculture, est en contact permanent avec toutes les OPA, les élus, les représentants de l'Etat afin de relayer la situation exceptionnelle que nous traversons et de trouver les solutions pour y faire face.Nous avons un genou à terre, mais nous nous relèverons ensemble grâce à notre force collective et à notre capacité à réagir.

Jean-Yves Bricout

Président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°1715 | avril 2017

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