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N°2002 (02)

10 janvier 2020 | Semaine 02 2002
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L'édito

Résistance

Pas une journée ne passe sans que nous soyons attaqués sur nos pratiques. Certaines ONG en ont fait leur spécialité, pour ne pas dire leur fonds de commerce.Elles rivalisent entres elles dans une surenchère malsaine aboutissant à un climat d’opposition permanente.A force de calomnier, de manipuler la science, nous subissons des mesures comme les ZNT (zones de non traitement) qui sont le fruit de ces méthodes.Il nous faut entrer en résistance, car le combat pour la vérité est rude.Il faut du courage pour ne pas suivre les vents d’opinions qui nous sont imposés.A force de ne pas vouloir laisser d’empreinte, une partie de la société veut nous entrainer vers une spirale du vide : le sans sel, le sans gluten, le sans viande, le sans lactose, le sans alcool, le sans sucre, le sans cloche, le sans coq, le sans âne, le sans odeur : bref, le sans âme.A bien y réfléchir, c’est une véritable remise en cause de nos modes de vies et de la ruralité, imposée par une minorité urbaine. Celle-ci se gargarise de pétitions numériques, revendiquant des adhérents planqués derrière des pseudos anonymes.Dans la vraie vie, les gens d’ici, connaissent leurs voisins, se disent bonjour, s’entraident, se dépannent, débattent, se parlent.En ce début d’année, au nom de toute l’équipe de l’USAA, nous vous présentons tous nos vœux pour vous et vos proches.Formulons également le vœu que la ruralité soit reconnue comme une chance pour la Nation, afin de remettre du bon sens paysan dans la société.Enfin, souhaitons que le climat sociétal s’apaise afin que le vivre ensemble soit plus fort que le face à face.


Jean-Yves Bricout,

Président  de l’USAA

N°1951 (51)

20 décembre 2019 | Semaine 51 1951
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L'édito

Une grande espérance…

Oui, c’est l’aboutissement d’un long travail de terrain engagé par la FNPL et ses sections pour faire reconnaître la valeur de notre lait de France dans sa triple dimension : d’assurer un produit de qualité sanitaire, nutritionnelle et de plaisir pour les consommateurs, d’assurer le bien-être de nos animaux dans un cadre de production diversifié et enfin d’assurer aux éleveurs la juste rémunération de leur travail et le bien être dans notre métier. C’est tout le sens du plan de filière adopté par l’ensemble de l’interprofession laitière, de la loi Egalim et que l’Union Européenne vient de reconnaître en validant les nouveaux indicateurs laitiers du CNIEL.Oui, c’est le véritable commencement d’une ère nouvelle dans la marche en avant de la construction du prix, en retenant la valeur du coût de production du lait comme base. C’est une occasion unique visant à la création de valeur pour des relations commerciales loyales, plus transparentes de la transformation à la grande distribution en passant par la restauration hors foyer. C’est garantir aux consommateurs une alimentation de base locale qui rémunère le paysan.Les entreprises qui ont su enclencher le dispositif par anticipation ne doivent plus être dans le doute. C’est toute la filière qui avance dans le même sens. Messieurs de la grande distribution, c’est sur l’ensemble des produits que la loi s’applique, de la marque aux MDD, et ne vous cachez pas derrière de la segmentation de niche pour faire bonne figure. La segmentation, c’est un cran au-dessus.Sachez que nous veillerons, nos équipes sont prêtent, nous ne lâcherons rien. Je souhaite à tous les producteurs de pouvoir prendre un peu le temps d’être dans la joie de se retrouver avec leurs proches pour les fêtes de fin d’année.


Didier Halleux,

Président du Syndicat départemental des producteurs de lait

N°1947 (47)

22 novembre 2019 | Semaine 47 1947
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L'édito

Tous à Paris !

Après les «feux de la colère» en septembre, la mobilisation #sauvetonpaysan du 8 octobre, le président ne semble toujours pas entendre mugir ses féroces paysans… Alors tous à Paris le mercredi 27 novembre pour nous faire entendre et aller chercher les réponses que nous attendons !Il est grand temps qu’Emmanuel Macron prenne enfin conscience du ras le bol généralisé de nos campagnes. Trop c’est trop ! Stop agribashing, Stop distorsions, Stop ZNT !Nous attendons des actes concrets car les belles paroles et les bons sentiments ne suffisent plus ! L’agriculture est une force dont il ne mesure pas la puissance pour les territoires ruraux, une force pour les dynamiques régionales, une force pour la France et pour les pays étrangers qui, eux, mesurent ce qu’est l’alimentation made in France. Les agriculteurs sont fiers de nourrir leurs concitoyens tous les jours, 3 fois par jour. Il est inconcevable de ne pas pouvoir en vivre dignement et de constater que les engagements pris il y a un an avec la parution de la loi EGALIM ne soient pas tenus. Combien de lois faudra-t-il pour qu’enfin il y ait un juste retour aux producteurs et des sanctions à la hauteur des enjeux ? Chers collègues, nous vous attendons nombreux et comptons sur vous tous mercredi prochain pour montrer la Force De Frappe de notre mouvement.


Charlotte Vassant

Secrétaire générale  de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1941 (41)

11 octobre 2019 | Semaine 41 1941
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L'édito

France, veux-tu encore de tes paysans ?

Dans un quotidien rendu encore plus difficile avec les conséquences du nuage noir de Lubrizol, c’est avec détermination que nous nous sommes rassemblés pour défendre notre fierté d’être paysan dans tout le département de l’Aisne, de Château-Thierry à Saint-Quentin.Dans la continuité des feux de la colère allumés en septembre et pour faire face aux attaques incessantes dans les journaux, à la télé, à la radio ou dans notre voisinage, nous avons été 400 adhérents à nous mobiliser mardi 8 octobre. Merci à vous tous !C’est le second avertissement, lancé aux marchands de peurs et au Gouvernement qui nous a lâchés dans la fosse aux lions de la consultation sur les ZNT. Merci aussi à tous ceux qui ont pris le temps de défendre notre profession avec passion et qui n’ont pas laissé une minorité de khmers verts de la décroissance dénigrer notre professionnalisme.Nous avons profité de cette journée pour retourner la pollution déversée dans nos champs et nos chemins à l’envoyeur. Qui sont les véritables pollueurs ? A l’Administration de prendre ses responsabilités face aux incivilités dont nous sommes victimes.Avec plus de 10 500 agriculteurs et 6 000 tracteurs engagés sur une centaine de points à travers toute la France, nous ne pouvons que nous féliciter de la mobilisation du réseau FNSEA-JA. Une fois encore nous avons su démontrer notre capacité à nous réunir et à agir de manière responsable et digne.Restons alliés à la France, à nos paysans qui refusent l’importation d’une alimentation que nous ne voulons pas avec les accords du CETA et du MERCOSUR. Restons alliés à nos voisins qui se rendent compte que tous les jours, nous faisons notre métier de façon professionnelle pour élever notre cheptel dans le respect du bien-être animal et pour protéger les cultures des maladies et des mauvaises herbes pour une alimentation française toujours plus saine et de qualité.Notre colère, notre ras-le-bol généralisé des transpositions et autres surenchères administratives, notre besoin de considération, de confiance, de reconnaissance, d’un Etat bienveillant et protecteur, nous les avons portés avec détermination auprès de Monsieur le préfet et du premier paysan de France.Restons en alerte pour sauver les paysans car si l’Etat ne nous entend pas, nous saurons durcir le ton.  Le 22 octobre se rapproche…


Charlotte Vassant,

Secrétaire générale de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1940 (40)

04 octobre 2019 | Semaine 40 1940
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L'édito

D’un nuage à l’autre…

Alors que le baromètre de notre agriculture n’est pas au beau fixe, le ciel s’est encore assombri par le passage du nuage de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. En plus de la Seine-Maritime, la Région Hauts-de-France est impactée par les conséquences de cet incendie de grande ampleur.L’Etat fait jouer le principe de précaution, et concrètement, 20 communes du nord du département sont concernées par un arrêté préfectoral impactant fortement les activités agricoles.En effet, les collectes de lait et d’œufs sont suspendues jusqu’à nouvel ordre et les récoltes végétales doivent être consignées.L’application du principe de précaution à cette échelle est une première pour notre profession et à ce jour, nous avons plus de questions que de réponses.Ce qui est certain, c’est que nous sommes des victimes et que ce nuage nous est tombé dessus, sans qu’on ne demande rien à personne.Dans un premier temps, nous devons gérer l’urgence, car au-delà d’un principe de précaution, les situations individuelles sont complexes à gérer.Ensuite, il faut patienter le temps des analyses pour quantifier les risques et lever les doutes.Viendra enfin le temps des indemnisations : l’Etat s’est engagé à indemniser les agriculteurs sous 10 jours… Dont acte !Bien évidemment, il n’est pas question de mettre sur le marché des productions qui ne seraient pas saines, loyales et marchandes car notre combat quotidien est de travailler pour la qualité. Mais d’ores et déjà, le préjudice économique pour les agriculteurs, coopératives et industries agro-alimentaire est colossal et dépassera sans doute plusieurs centaines de millions d’euros !Les responsables ne devront pas se dérober et l’Etat devra s’en porter garant.En attendant, nous nous constituons partie civile au pénalà titre conservatoire…


Jean-Yves Bricout,

Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°2003 | janvier 2020

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