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N°1816 (16)

20 avril 2018 | Semaine 16 1816
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L'édito

Une ZAD à défendre !

Le feuilleton de l’ex-aéroport Notre Dame des Landes en dit long sur l’évolution de la société et du regard qu’elle porte sur l’agriculture.Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas rouvrir le débat sur le bien fondé (ou non) de construire cet aéroport.Simplement, nous devons nous interroger sur les messages que renvoient ces atermoiements et de ce que l’Etat concède aux «Zadistes».En accordant un droit de rester sur la «ZAD» à ceux qui présenteront un «projet agricole», l’Etat a pris le risque d’ouvrir la boite de Pandore et de voir apparaître des projets plus farfelus les uns que les autres justifiant un maintien sur la zone.En accordant en plus un statut d’agriculteur simplifié aux «zadistes» par un formulaire d’une page à retourner à la DDT locale, cela rend amer beaucoup d’entres nous, confrontés à la complexité administrative quotidienne et aux délais impartis : installation, PAC, contrôles, projets économiques.Le seul avantage de ce formulaire, c’est qu’il démontre que quand l’Etat veut faire simple, il le peut !Alors, nous aussi, nous revendiquons une ZAD : Zone Agricole à Défendre et il s’agit de l’agriculture de nos territoires. Nous ne supportons plus ces attaques incessantes sur notre profession et nos pratiques et ceux qui se prêtent à ce jeu de destruction permanent doivent savoir que nous serons toujours là pour défendre notre agriculture, en faire sa promotion et démontrer que nous faisons notre métier et que nous le faisons bien !

Jean-Yves Bricout

président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

N°1806 (06)

09 février 2018 | Semaine 06 1806
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L'édito

«Révolution»

Durant tout le mois de janvier, nous avons été à la rencontre de 500 agriculteurs qui se sont déplacés dans les réunions cantonales. Nous avons écouté, débattu, expliqué notre action.Nos adhérents se sont exprimés avec vérité, gravité et dignité.A l’issue de nos assemblées générales cantonales, il est temps maintenant d’en faire la synthèse en nous retrouvant pour l’assemblée générale départementale de l’USAA le mardi 13 février à Chauny.Le constat est fait : les difficultés vécues les années précédentes vont laisser des cicatrices, parfois profondes.Il est temps maintenant d’écrire une nouvelle page, en se tournant résolument vers l’avenir avec optimisme.A beaucoup d’égards, nous devons faire face à l’imposture du «c’était mieux avant».Avec nos invités, nous aborderons ce thème, et nous évoquerons l’avenir, pour que nous passions du «c’était mieux avant» à «ce sera mieux demain».Nous sommes à la croisée des chemins. Que vous ayez  des doutes sur notre métier, notre avenir,  venez en parler avec nous à l’assemblée générale de l’USAA !Si au contraire vous débordez d’optimisme : on compte aussi sur vous le mardi 13 février !Parce que nous ne vivons pas une évolution, mais une révolution professionnelle et sociétale, un seul mot d’ordre :tous à Chauny pour l’assemblée générale de l’USAA !

Jean-Yves Bricout

président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

N°1805 (05)

02 février 2018 | Semaine 05 1805
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L'édito

Et ça continue, encore et encore…

Il existe une tendance qui fait fureur dans les milieux urbains depuis quelques temps : l’Agri bashing . Cette mode consiste à dénigrer, calomnier et salir notre métier. C’est très insultant et méprisant pour les femmes et les hommes qui se donnent sans compter pour pratiquer ce métier de passion.Après la séquence du glyphosate, certains médias s’appuyant sur des pseudo-experts ont trouvé un nouveau sujet concernant les inondations.«Les pratiques agricoles seraient responsables des crues observées partout en France, et surtout en Région Parisienne».Tout d’abord, soyons clairs. Ce nouvel épisode de crue est une catastrophe pour ceux qui les subissent : particuliers, entreprises, collectivités.Les agriculteurs, ne l’oublions pas,  sont les premières victimes de ces inondations, car nous sommes en première ligne de front. Les conséquences en sont extrêmement lourdes, dans un contexte économique et humain déjà réellement  compliqué.De là à ce que certains utilisent des raccourcis caricaturaux pour nous imputer la responsabilité de ces événements climatiques est scandaleux.Observons en premier lieu que nous sommes face à une pluviométrie exceptionnelle depuis le mois de décembre : 280 mm de pluie cumulée soit le double d’une période normale. Ne faudrait-il pas chercher plutôt du côté de l’urbanisation galopante ? L’équivalent d’un département comme l’Aisne qui disparaît tous les 7ans au profit du goudron et du béton accélère forcément le ruissèlement.Le dogmatisme du ministère de l’environnement qui empêche les collectivités d’entretenir en bon père de famille les fossés, cours d’eau, amplifie le phénomène d’engorgement des réseaux d’écoulement.Enfin, la quasi impossibilité pour les agriculteurs de constituer des réserves d’eau pour irriguer l’été à partir des excès de pluviométrie hivernale nous met en colère, car cette solution pourrait être une réponse à ce problème.En attendant, les polémiques continuent, encore et encore !

Jean-Yves Bricout

président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°1821 | mai 2018

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N° 1821 | mai 2018

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