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N°1726 (26)

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L'édito

Arbitrage…

 

Par Jean-Yves Bricout, président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

 

La récente passe d’armes entre le ministre de l’agriculture et le ministre de la transition énergétique au sujet des néonicotinoïdes doit nous faire réfléchir.

La question n’est pas de débattre de leur impact sur l’environnement, et de leur nuisibilité potentielle sur les abeilles : laissons les scientifiques trancher.

La réponse n’est sans doute pas aussi simple qu’on veut bien nous la présenter.

A en croire la frénésie qui s’est emparée de la classe politique et des médias, la cause est entendue : les néonicotinoïdes seront interdits, et le premier ministre a arbitré dans ce sens. Soyons clair : nous avons besoin des abeilles, et tout le travail accompli par « Poll’Aisne Attitude démontre l’intérêt que nous leur portons.

Ce qui est troublant, c’est la difficulté de discuter sereinement de sujets aussi sensibles, en prenant le recul nécessaire.

Tout d’abord, rappelons que les avis sont partagés, concernant les causes de mortalité des abeilles : une récente étude de la DGAL (Direction Générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture) met en lumière que ce sont essentiellement des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d’abeilles, et que les intoxications par des produits phytosanitaires ayant entraîné des mortalités d’abeilles sont rares (4 % des cas de mortalité) .

Ensuite, si ces produits sont dangereux, ils sont dangereux partout, et pas seulement en France : qu’on les interdise partout, et à commencer en Europe !

Pour le moins, le débat existe.

La compétitivité de nos exploitations commence par là, mais on pourrait aussi en parler dans les domaines économiques, sociaux, fiscaux.

Espérons que ce premier arbitrage ne soit pas le premier d’une longue série,

qui pourrait remettre en cause la pérennité et le développement de nos exploitations !

Et pourtant au congrès de la FNSEA à Brest, le Président de la République, alors candidat semblait avoir compris nos défis…

A force de vouloir faire plaisir à tout le monde, on risque de ne contenter personne.

En attendant d’autres arbitrages : restons vigilants, surtout pendant cette période intense. Bon courage à tous pour les travaux de récolte !

09 juin 2017 | Semaine 23 1723
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L'édito

Assemblée générale du syndicat des producteurs de lait le 12 juin

Dans ce contexte laitier toujours très tendu, l’assemblée générale est un moment privilégié pour échanger, écouter vos attentes, comprendre la ligne de travail du SDPL et de la FNPL, continuer d’être acteur pour notre filière laitière et les producteurs.C’est aussi l’occasion de réfléchir à de nouvelles pistes pour aller rechercher de la valeur à notre produit à l’instar de la marque du consommateur. Faut-il segmenter le marché du lait pour se préserver d’une partie de la volatilité ? Nous en débatterons avec Olivier Gaffet, président de Orlait, structure commerciale de la coopération pour le lait de consommation.Nous ne pouvons plus accepter que notre savoir-faire et de notre image soient utilisés pour vendre les produits laitiers et que nous soyons exclus du partage de cette valeur.Si vous êtes adhérents au syndicat des producteurs de lait, participez à l’assemblée générale du SDPL lundi 12 juin à Laon, Maison de l’Agriculture, 1 rue René Blondelle.

Didier HALLEUX, Président du Syndicat départemental des producteurs de lait

Joseph LETERME, Secrétaire général du Syndicat départemental des producteurs de lait

N°1705 (05)

03 février 2017 | Semaine 05 1705
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L'édito

Prendre conscience de son potentiel pour avancer

Durant tout le mois de janvier, nous avons été à la rencontre de près de 500 agriculteurs qui se sont déplacés dans les réunions cantonales. Nous avons écouté, débattu, expliqué notre action.Nos adhérents se sont exprimés avec vérité, gravité et dignité.A l’issue de nos assemblées générales cantonales, il est temps maintenant d’en faire la synthèse en nous retrouvant pour l’assemblée générale départementale de l’USAA le 7 février à Chauny.Les difficultés vécues les années précédentes vont laisser des cicatrices, parfois profondes. Le constat est fait.Ecrivons maintenant une nouvelle page, en nous tournant résolument vers l’avenir, avec optimisme.«Prendre conscience de son potentiel pour avancer» c’est le thème positif que nous aborderons en présence de Xavier Beulin, président de la FNSEA.Alors, que vous ayez  des doutes sur notre métier, notre avenir, que vous doutiez de votre potentiel, venez à l’assemblée générale de l’USAA !Si au contraire vous débordez d’optimisme : on compte aussi sur vous le mardi  7 février !Un seul mot d’ordre : tous à Chauny pour l’assemblée générale de l’USAA.

Jean-YvesBricout
Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1646 (46)

18 novembre 2016 | Semaine 46 1646
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L'édito

Un ministre ne devrait pas faire ça !

Alors que notre région Hauts de France est une des plus impactées par la crise agricole depuis l’après guerre,Après que l’Etat ait reconnu l’ensemble de l’agriculture de la région en situation de cas de force majeure,Au moment où chacun d’entre nous se bat pour la survie de son exploitation et essaie d’imaginer demain sous des jours meilleurs,C’est le moment que choisit le ministre pour dégoupiller ses grenades contre notre profession.Contrairement aux annonces, force est de constater qu’un certain nombre d’entre nous n’ont pas touché leur ATR (avances de trésoreries). Cela concerne une cinquantaine d’agriculteurs dans notre département. Vu de Paris, ça n’est sans doute pas beaucoup, mais pour nous, c’est inacceptable !C’est également le moment qu’a choisi le ministre pour publier l’arrêté concernant le maintien d’une surface minimum de prairies, dans le cadre du verdissement de la PAC.Cela implique de réimplanter des prairies alors même que les parcelles sont semées ! La situation d’urgence que nous traversons a-t-elle seulement effleuré l’esprit du ministre et de ses conseillers : visiblement pas. N’y avait–il pas plus urgent que de nous rajouter encore des contraintes ?Les prairies doivent être gérées selon la stratégie des éleveurs qui ont besoin de retrouver de la compétitivité.Que l’on dise les choses clairement : que l’Europe et l’Etat imposent des ratios prairies soit, mais alors que les éleveurs soient indemnisés au juste prix du service rendu à la collectivité, au motif que l’on fige les systèmes d’exploitations.Que dire aussi de la part de l’urbanisation dans la destruction des prairies : est-ce aux éleveurs d’en payer aussi le prix ?Décidemment, on savait «qu’un Président ne devrait pas dire ça», mais maintenant on peut dire qu’un «Ministre ne devrait pas faire ça !» à des agriculteurs qu’il est censé défendre.

Jean-Yves Bricout
Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°1733 | août 2017

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