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251 anciens numéros

N°1923 (23)

07 juin 2019 | Semaine 23 1923
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L'édito

Un grand merci

Nous venons de clôturer un grand week-end qui fera date dans l’histoire de l’USAA. En organisant la commémoration du centenaire de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne, nous recherchions plusieurs objectifs.Le premier, bien évidemment, concernait un hommage aux fondateurs de l’USAA, à ses anciens présidents, directeurs, secrétaires généraux, présidents d’arrondissement et de cantons, adhérents qui ont façonnénotre syndicat au fil des années.Avec plus de 800 participants à la cérémonie d’hommage, de vendredi, rassemblés dans un climat serein et convivial, nous avons puisé dans le passé l’énergie d’affronter l’avenir.Le deuxième objectif consistait à partager ce grand moment de convivialité et d’unité avec tous les partenaires de l’agriculture qui ont répondu présent : qu’ils soient remerciés d’avoir contribué à la réussite de notre grande fête de l’agriculture.Enfin, en rassemblant plus  de 6 000 personnes sur le week-end, nous avons démontré ensemble que nous étions la colonne vertébrale de la ruralité. En répondant à notre invitation, les citoyens ont montré leur attachement au monde paysan. Lorsque nous leur expliquons ce que nous faisons, ils nous comprennent et nous font confiance !Alors, reprenons en main notre communication !En résumé, comme le titrait le journal l’Union, nous avons partagé «une fête agricole sous le signe du succès».Et pour cela, un grand merci et tout particulièrement aux bénévoles !


Jean-Yves Bricout,

Président de l’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne

N°1921 (21)

24 mai 2019 | Semaine 21 1921
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L'édito

Partage et convivialité !

L’USAA fêtera ses 100 ans cette année. - 100 ans de défense syndicale, - 100 ans de promotion du métier, - 100 ans d’accompagnement de nos adhérents,- mais avant tout, 100 ans de partage.Du 31 mai au 2 juin, l’USAA, entourée de tous les acteurs agricoles du département, organise une grande fête agricole à l’hippodrome de Laon. Grande fête représentative de notre activité, ces 3 journées seront bien sûr, placées sous le signe du partage et de la convivialité.La soirée du 31 mai, dédiée à nos adhérents, sera l’occasion de fêter cet anniversaire ensemble.Le samedi 1er juin nous permettra de présenter l’agriculture sous toutes ses facettes au grand public au travers d’une foire agricole et d’un marché du terroir. Animations pour petits et grands et restauration sur place assurées !Le dimanche 2 juin, la fête continue et s’enrichit avec les courses hippiques : grand prix de la Maison de l’agriculture et prix des partenaires agricoles. Forts d’une histoire syndicale riche, nous avons à cœur de fêter notre centenaire mais surtout d’accueillir les 100 prochaines années avec ambition et fierté de tous nos métiers. Notre futur s’inscrit dans une agriculture de solutions et de proximité.Nous vous attendons donc nombreux, pour que ce week-end soit un événement fédérateur et le reflet de l’état d’esprit et des valeurs qui nous animent depuis 100 ans.


Laurent Cardon

Responsable du comité d’organisation des 100 ans de l’USAA

N°1918 (18)

03 mai 2019 | Semaine 18 1918
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Le Corbeau et le Renard

A son arrivée rue de Varennes, Didier Guillaume, 4ème Ministre en 4 ans, s’est employé, plutôt habilement,  à aller devant les agriculteurs et leurs représentants.Le message était clair : rassurer notre profession quant à cette recrudescence de ministres annuels, alors que devant le cycle long de nos métiers, nous préférons les ministres vivaces.Il fallait aussi redonner de la visibilité, des projets et des revenus à une profession dans la tourmente.Se porter garant de la lutte contre l’agribashing, c’est bien. Créer un observatoire pour lutter contre ce phénomène, pourquoi pas… Mais en déclarant au Dauphiné libéré, «qu’en plus d’arrêter le glyphosate, il faut arrêter aussi tous les autres produits phytosanitaires», c’est se comporter en pompier pyromane. C’est surtout méconnaître la réalité de nos métiers. Il s’agit sans doute de la limite du «en même temps», devise qui guide l’action du Président de la République.Invoquer également le «c’était mieux avant» de nos grands parents laisse perplexe : le progrès ne devrait-il être accessible qu’aux citadins ? Que dire de la pénibilité au travail de nos anciens ?Monsieur le Ministre, les agriculteurs attendent de vous que vous vous comportiez en premier paysan de France ! Les Agriculteurs de l’Aisne, connaissant la fable de la Fontaine «Le Corbeau et le Renard» ne sont pas dupes : ils savent  que «tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute».Alors, Monsieur le Ministre, sachez que, contrairement au corbeau, les paysans ne laisseront pas tomber le fromage ! Monsieur le Ministre, nous vous invitons dans l’Aisne pour découvrir les vrais progrès de notre agriculture, à cette occasion, nous vous offrirons un ouvrage des fables de Jean de la Fontaine, auteur cher à notre terroir.

Jean-Yves Bricout

président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

N°1912 (12)

22 mars 2019 | Semaine 12 1912
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Le principe de précaution à géométrie variable...

Il nous arrive souvent de dénoncer dans les colonnes de l’Agriculteur de l’Aisne, l’usage à outrance du principe de précaution.Nous avons tous des exemples d’invocation abusive de ce principe à tous les niveaux et il est vrai qu’en agriculture, nous sommes souvent les premières victimes de cet usage intempestif.Le glyphosate, les néonicotinoïdes, les OGM, en ont fait les frais.Il est des domaines ou pourtant, l’application du principe de précaution ne devrait pas faire débat.Avec la détection de deux cas de peste porcine africaine en Belgique en septembre dernier, nous sommes aujourd’hui à plus de 500 cas recensés. Autant dire que l’affaire est sérieuse et que la peste porcine est à nos portes. Il faut préciser que si la maladie était détectée en France, cela mettrait en grande difficulté la filière porcine, notamment à l’exportation. Bien que non contagieuse pour l’homme, l’arrivée de cette maladie a été prise très au sérieux par les autorités : création d’une zone blanche clôturée à la frontière, intervention de l’armée, élimination des sangliers dans la zone tampon.Devant les risques de dissémination de la peste porcine et des conséquences catastrophiques que son arrivée en France provoquerait, il est très étonnant d’apprendre qu’une partie de ces sangliers abattus, au nom du principe de précaution, soit ramenés après un périple de 150 km, dans l’Aisne, chez nous, en zone saine pour y être incinérés.On a l’impression de marcher sur la tête : on va bien sûr nous expliquer qu’il n’y a pas de danger…Et bien pour une fois, au nom des agriculteurs, nous demandons que le principe de précaution soit appliqué et que les sangliers prélevés dans la zone tampon soient incinérés sur place, comme cela semble être fait en Belgique : question de bon sens !

Jean-Yves Bricout

président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

N°1910 (10)

08 mars 2019 | Semaine 10 1910
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Air France ,où la leçon batave…(*)

En prenant  14 % du capital d’Air France, soit autant que la France, les Pays-Bas viennent de nous infliger une leçon de pragmatisme.Considérant que leurs intérêts stratégiques étaient menacés, nos amis Hollandais ont ainsi démontré leur capacité à se faire respecter.Le ministre de l’économie a beau donner de la voix sur le caractère inamical de l’opération et convoquer son homologue pour une discussion «franche et constructive», les faits sont là : les Pays-Bas détiennent la même part de capital que la France et se sont donné les moyens de leurs ambitions.Cette leçon de réalisme économique doit nous faire réfléchir et réagir, car à bien y regarder, nous avons le même problème en agriculture.La France donne des leçons de vertu au monde entier pour avoir l’agriculture la plus belle du monde. L’Etat nous impose des règles drastiques aux niveaux social, agronomique, environnemental et fiscal, oubliant que nous ne vivons pas dans un monde fermé.Montrer la voix au monde entier, pensant que dans un élan d’allégresse tout le monde va «s’élever» à notre niveau : c’est sans doute louable.C’est sans doute avec cette même conviction que nous avons lancé le programme Concorde ou Airbus A380, considérant que devant notre génie, tous les autres pays de la planète allaient investir pour rallonger leurs pistes… avec le résultat commercial que l’on connaît.A force d’amplifier sans arrêt les distorsions de concurrence, l’agriculture et l’industrie françaises se trouvent en perte de compétitivité. Devant ce manque de pragmatisme, nos partenaires bataves, anglo-saxons et belges s’en donnent à cœur joie et ambitionnent sans doute de prendre bien plus que 14 % de notre agriculture et de nos industries agro-alimentaires.Et quand ils ont un choix stratégique à faire, devinez dans quel pays ils ferment des usines ou des sucreries ?

(*) La République Batave (1795-1806) englobait la majeure partie des Pays-Bas.

 

Jean-Yves Bricout

président de l’Union des syndicats agricoles de l’Aisne

L'Agriculteur de l'Aisne
La couverture du journal L'Agriculteur de l'Aisne n°1924 | juin 2019

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